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PEN DUICK la suite

22 mai 2015 - 10:09

Or donc, nous quittâmes Brest lundi vers 11h ciel gris, nuages bas, crachin et vent de force 7 ! pour un convoyage sur PEN DUICK VI. Pas de problème pour l’équipage composé d’un skipper, un second, et 2 matelots. Pour nous pas question de faire une « ballade » en bateau car nous avions bien l’intention de participer aux manœuvres, l’équipage est ravi. Bref une équipe de 6 est en train de se former dans la bonne humeur. Dès la sortie du port nous établissons la trinquette et la voile d’artimon. Oh surprise, nous sommes au prêt dans le goulet de Brest et nous tirons des bords pour rejoindre Camaret afin de déjeuner au calme. Mais rien n’arrête Pen Duick VI c’est à 10/12 nœuds qu’il nous mène à bon port.
Arrivés à Camaret nous attaquons un cassoulet traiteur qui a un grand succès, les efforts du matin sont oubliés. Comme il faut attendre la marée pour passer dans de bonnes conditions le Raz de Sein, nous nous octroyons un moment de repos.
15h30 c’est reparti. La pluie a cessé, nous contournons la pointe du grand Gouin et passé la pointe du Toulinguet, nous filons vers le Raz. Le vent varie de 25 à 30 nœuds et nous sommes sous trinquette, grand voile avec 1 ris et voile d’artimon. Avec ses 22 mètres et ses 30 tonnes il ne cède pas à la vague c’est la vague qui cède à lui. Le skippeur lançe la phrase magique : qui veut la barre ! à peine terminé sa phrase ma réponse fusa et je pris dans mes mains cette barre qu’Eric Tabarly avait tenu. Moment d’émotion mais vite, je compris pourquoi il avait des biceps… C’est un cheval de course et la barre n’est pas sur-démultilplié, on sent bien le bateau, mais il faut le tenir ! aussi tout le monde se relaie à la barre.
Le soleil fait des apparitions, les chevaux sont lancés. Nous passons le raz de Sein à 15 nœuds, Magnifique ! Nous continuons sur le même cap afin d’avoir une bonne allure pour  laisser les Glénans sous le vent et rejoindre notre destination : Lorient.
La position est bonne, nous abattons et sortons le spi lourd. Chacun a sa tâche et nous n’étions pas de trop. Le tangon est impressionnant à manœuvrer. 30 à 32 nœuds de vent et nous marchons à 18/20 nœuds avec des pointes à 21,8. Mais cela ne nous empêche pas de dîner. Le skipper, excellent cuisinier, nous avait préparé des blanc de volailles carottes sauce curry accompagnés de riz. Il faut emmagasiner des calories pour être à la hauteur. Les calculs nous montrent que notre arrivée à Lorient prévue initialement à 4h sera plutôt vers 2h. A 21h, le spi est bien sûr amené par sécurité, car nous empannons et prenons le cap vers Lorient. Nous reprenons la barre chacun notre tour pour des séquences d’une demie heure. Le vent forci au coucher du soleil mais le bateau reste impassible et trace sa route.
Nous organisons 2 quarts, Claude Termote  Léo et moi même allons assurer jusqu’à 23h30, Philippe, Simon le skipper et le second et Antoine le matelot assureront ensuite jusqu’à l’arrivée.
2 heures du matin, nous sommes au ponton devant la Cité de la voile à Lorient. Maxime de Pen Duick III nous rejoint avec quelques rafraîchissements. Les troupes sont épuisées et vers 4h nous rejoignons nos bannettes pour un repos bien mérité.
Mardi, il nous reste la journée pour visiter la cité de la voile située dans un bâtiment moderne. Expo très intéressante avec des vidéos de mer et de bateaux ainsi que l’évolution des matériaux pour les coques et les voiles. Visite aussi d’un sous marin qui marque l’histoire de la ville de Lorient.
 
Claude Termote et moi-même avons réalisé un rêve. Deux jours à bord de Pen Duick VI, un équipage sympa qui nous a fait un bon accueil, une bonne ambiance et une bonne navigation, sans oublier Odile la secrétaire de l’association Tabarly qui nous a accueillie dans les locaux de l’association. Que demander de mieux.

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